C’est un incident qui ravive immédiatement les craintes d’embrasement dans une zone sous haute surveillance. Un pétrolier a été frappé, lundi 06 juin, par un projectile inconnu alors qu’il transitait au large d’Oman, à proximité immédiate du détroit d’Ormuz. Selon l’agence maritime britannique, le tir a touché le flanc bâbord du navire, déclenchant un incendie à bord. Plus de peur que de mal, fort heureusement : aucun blessé n’est à déplorer et aucune pollution n'a été signalée pour l'instant.
Mais au-delà de l'incident matériel, c’est le contexte géopolitique qui inquiète. Malgré le protocole d'accord signé le 17 juin dernier entre Washington et Téhéran pour mettre fin aux hostilités, la zone reste une véritable poudrière. L’Iran, qui impose désormais un itinéraire strict le long de ses côtes, a multiplié les avertissements : il n'y aura pas de retour au "statu quo" d'avant-guerre. Toute tentative de contournement est perçue comme une provocation.
Pour rappel, ce détroit est le poumon énergétique mondial : 20% de la consommation pétrolière de la planète y transite chaque jour. Alors que les tensions entre les États-Unis et l'Iran restent fragiles malgré la récente pause, chaque projectile tiré dans ce détroit résonne comme un signal d'alerte pour l'économie mondiale.