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Sahil Jeemon: Le 24/05/2026 à 15:20 | MAJ à 24/05/2026 à 15:21
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Publié : Le 24/05/2026 à 15:20 | MAJ à 24/05/2026 à 15:21

Alors que le gouvernement prépare le Budget 2026-2027, l’agence CareEdge Ratings estime que Maurice devra faire face à une situation budgétaire de plus en plus complexe. Malgré une légère amélioration des finances publiques, la réduction du déficit reste plus lente que prévu, notamment en raison de la hausse des charges d’intérêts et des subventions.

L’agence avertit également que les importantes échéances de remboursement prévues en 2027 pourraient accroître les coûts d’emprunt et exposer davantage le pays aux fluctuations des marchés financiers internationaux.

CareEdge Ratings souligne aussi les risques liés aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Une hausse durable des prix de l’énergie, combinée à un ralentissement de l’économie mondiale, pourrait réduire les recettes fiscales — notamment la TVA et l’impôt sur le revenu — tout en augmentant les dépenses sociales et les coûts liés à la dette.

Concernant la dette publique, le ratio dette/PIB est passé de 88,5 % en 2025 à 89,5 % en mars 2026, illustrant la fragilité persistante des finances publiques. Les recettes fiscales progressent également moins vite que prévu, avec une TVA jugée décevante et une baisse des revenus issus des droits d’accises sur les véhicules. Des incertitudes demeurent aussi autour des Rs 10 milliards attendues dans le dossier Chagos.

Face à ces défis, CareEdge Ratings formule huit recommandations pour le prochain Budget. L’agence préconise notamment une meilleure maîtrise des dépenses publiques, un élargissement de la base fiscale sans hausse des taux d’imposition, ainsi qu’un soutien accru aux investissements stratégiques.

Elle recommande également d’accélérer la transition énergétique, de développer les financements durables à travers les obligations vertes et de réduire les risques liés aux entreprises publiques. Enfin, l’agence estime que la soutenabilité de la dette passera par une diversification économique et le développement de secteurs à forte valeur ajoutée, comme les TIC, la logistique et les services financiers.