Les opérations de nettoyage se poursuivent ce samedi 9 mai dans la zone portuaire après la fuite d’huile lourde survenue vendredi à proximité du ruisseau de La Paix, à Port-Louis. Selon le ministère de l’Environnement, plusieurs officiers étaient de nouveau mobilisés sur le site aujourd’hui afin d’assurer le suivi de la situation et d’évaluer l’impact environnemental du déversement.
La société Polygreen, retenue par Engen pour les travaux de dépollution, a entamé les opérations de nettoyage après un état des lieux effectué dans la matinée. Les autorités indiquent qu’aucune nouvelle fuite n’a été détectée ce samedi. Le ministère de l’Environnement précise également que le déversement survenu vendredi a pu être contenu grâce au déploiement rapide de barrages flottants et de matériaux absorbants dans la zone affectée.
Des préposés du National Environment Laboratory étaient également présents sur le terrain afin de prélever des échantillons à plusieurs points stratégiques pour des analyses environnementales.
Pour rappel, la fuite provenait d’un pipeline appartenant à Engen dans la zone portuaire. Le ministère de l’Environnement avait été informé de l’incident à 15 h 34 par la Mauritius Ports Authority (MPA), alors que la fuite se serait produite plus tôt dans l’après-midi, vers 13 h 10. Selon les premières estimations, entre 200 et 500 litres de fioul mélangé à de l’eau se sont déversés dans le ruisseau de La Paix avant d’atteindre la rivière Lataniers puis le chenal du port.
La MPA avait immédiatement activé son plan d’intervention contre les déversements d’hydrocarbures et installé une barrière flottante d’environ 100 mètres afin de limiter la propagation de la pollution. Des absorbants avaient également été déployés par Engen. Les premières constatations indiquent que l’incident se serait produit lors d’une opération de nettoyage du pipeline avant des travaux de réparation.
Aucune perturbation des activités portuaires ni aucun blessé n’ont été signalés à ce stade. Une enquête est toutefois en cours afin de déterminer les circonstances exactes de l’incident et d’éventuels manquements aux protocoles établis.