À l’occasion de la 2e Journée mondiale d’action pour la fermeture des bases militaires, plusieurs organisations syndicales et mouvements de la société civile mauricienne ont adressé une pétition au Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam, réclamant la fermeture de la base militaire de Diego Garcia.
Les signataires affirment que, maintenant que la République de Maurice a établi sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire, le gouvernement doit « saisir le moment » pour exiger la fermeture de la base militaire américaine située à Diego Garcia. Ils demandent également une modification de la Constitution afin d’abolir toute présence de bases militaires étrangères sur le territoire mauricien.
La pétition appelle à :
- La réclamation d’arriérés de loyers depuis l’Indépendance en 1968.
- Des réparations pour les Chagossiens déplacés de force.
- Une compensation pour l’État mauricien en raison de l’occupation militaire prolongée.
Les organisations estiment que la fermeture de la base permettrait :
Un renforcement de la souveraineté, soit un exercice effectif de l’autorité mauricienne sur l’ensemble de l’archipel des Chagos.
Selon les signataires, la présence militaire constitue une menace permanente de guerre et pourrait exposer Maurice à des représailles en cas de conflit international.
Le texte affirme que la fermeture garantirait que le territoire ne soit pas utilisé pour des détentions illégales ou des actes de torture. Il insiste également sur le droit au retour des Chagossiens à Diego Garcia et dans les autres îles.
Les auteurs évoquent le Traité de Pelindaba, qui vise à faire de l’Afrique une zone exempte d’armes nucléaires, estimant que Maurice doit s’y conformer pleinement.
La pétition dénonce la « pollution des bases militaires » et soutient qu’une fermeture faciliterait la mise en place d’une véritable aire marine protégée.
Le document affirme que cette démarche permettrait à Maurice d’éviter d’être associée à ce qu’il qualifie de « bras militaire » d’un supposé nouveau « Board of Peace » contrôlé par Donald Trump et Israël.
Parmi les signataires figurent plusieurs dirigeants syndicaux (CTSPP, MLC, FPBOU, FTU, GWF, NTUC, GTU, UPSEE), ainsi que des organisations politiques et militantes telles que LALIT, Muvman Liberasyon Fam (MLF), Ledikasyon pu Travayer (LPT) et Students for Palestine.