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Thomas Jadoobur: Le 18/04/2026 à 11:48 | MAJ à 18/04/2026 à 11:50
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Publié : Le 18/04/2026 à 11:48 | MAJ à 18/04/2026 à 11:50
Par : Vanessa Mathews Saramandif

Actrice au charisme singulier, Nadia Farès s’est éteinte à l’âge de 57 ans, laissant derrière elle l’image d’une interprète intense, habitée et souvent insaisissable. Sa disparition est survenue vendredi, à la suite d’un accident dans une piscine d’un complexe sportif du 9e arrondissement de Paris, ont confirmé ses filles à l’AFP.

Selon les informations disponibles, la comédienne avait été retrouvée inconsciente le samedi 11 avril dans le bassin du centre sportif Blanche. Elle pratiquait la nage avec palmes lorsqu’elle a perdu connaissance et est restée plusieurs minutes sous l’eau. Prise en charge en urgence, elle avait été hospitalisée à la Pitié-Salpêtrière, placée en coma artificiel et admise en réanimation.

Dans un message empreint d’émotion, ses filles, Cylia et Shana Chasman, ont salué la mémoire d’une artiste majeure, tout en soulignant la perte d’une mère avant tout. Le cinéma français, lui, perd une figure dont la carrière s’est étendue sur plus de trente ans.

Née à Marrakech en 1968, Nadia Farès a grandi entre le Maroc et le sud de la France. Très tôt attirée par les arts, elle s’oriente vers le théâtre et la danse avant d’être repérée pour ses débuts à la télévision, notamment dans la série Navarro. Le cinéma lui ouvre rapidement ses portes au début des années 1990.

Sa carrière prend une dimension particulière avec Les Démons de Jésus en 1997, où elle s’impose aux côtés de Thierry Frémont. Deux ans plus tard, elle marque durablement les esprits dans Les Rivières pourpres de Mathieu Kassovitz, où elle incarne un double rôle remarqué par la critique.

Connue pour ses personnages complexes et sa présence magnétique, Nadia Farès revendiquait une approche instinctive du jeu, cherchant avant tout à « comprendre » ses rôles. Plusieurs personnalités du monde artistique saluent aujourd’hui une actrice dotée d’une grande sensibilité et d’un humour discret, dont la disparition brutale laisse un vide dans le paysage culturel français.