Si le Domestic Abuse Bill est globalement salué, certaines préoccupations demeurent quant à son application concrète sur le terrain. Invitées de l’émission Zoom Extra, animée par Jimmy Jean-Louis le jeudi 18 juin, l’avocate et fondatrice de l’ONG MPower, Me Mokshda Pertaub, ainsi que l’avocate Me Lovena Sowkhee, ont souligné plusieurs défis liés à la mise en œuvre de cette future législation.
À travers le regard d’une ONG, Me Mokshda Pertaub a notamment regretté l’absence des organisations non gouvernementales au sein du Coordinating Panel prévu dans le projet de loi. Elle rappelle que plusieurs parties prenantes, dont les ministères de la Santé et de l’Éducation ainsi que les services pénitentiaires, devront soumettre des rapports sur les cas d’abus. Toutefois, les ONG, qui accompagnent pourtant les victimes et offrent des structures de soutien sur le terrain, ne figurent pas dans cette composition.
De son côté, Me Lovena Sowkhee a relevé certaines lacunes du projet de loi. Elle appelle à une réflexion approfondie afin de garantir une protection efficace des véritables victimes, tout en assurant une application équitable du texte.
Les deux intervenantes s’accordent toutefois sur un point : la lutte contre la violence domestique nécessite non seulement un cadre légal renforcé, mais aussi un changement de mentalité et un accompagnement adapté des différentes parties concernées.