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Yudhisen Mardaymootoo: Le 04/02/2026 à 13:40 | MAJ à 04/02/2026 à 13:44
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Publié : Le 04/02/2026 à 13:40 | MAJ à 04/02/2026 à 13:44
Par : Manisha Jooty

La publication et la diffusion des dossiers Epstein ont relancé, à l’échelle internationale, le débat sur la responsabilité des intermédiaires financiers et la solidité des mécanismes de contrôle en matière de lutte contre les flux financiers illicites.

À Maurice, où le secteur des services financiers constitue un pilier stratégique de l’économie, toute référence à une entité locale ou opérant sous juridiction mauricienne soulève inévitablement des interrogations sur la crédibilité, la conformité et le respect du cadre réglementaire en vigueur.

La compagnie citée, qui a été acquise par le groupe Apex en 2021 dans ces dossiers selon le département de la Justice américain, n’a pourtant rien à se reprocher, car toutes les normes ont été respectées, comme nous le dit Manisha Jooty.

Un cadre réglementaire parmi les plus stricts de la région… c’est ce pour quoi Maurice est reconnu.

Le pays est doté, au fil des années, d’un arsenal juridique et institutionnel robuste visant à préserver l’intégrité de son centre financier international.

Les sociétés opérant dans le secteur sont notamment soumises à :

• la Financial Services Commission (FSC), chargée de la régulation, de la supervision et du contrôle des entités non bancaires ;

• la Financial Intelligence Unit (FIU), responsable de la réception et de l’analyse des déclarations de transactions suspectes ;

• la Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act (FIAMLA), pierre angulaire du dispositif de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ;

• les obligations strictes en matière de Know Your Customer (KYC), de Customer Due Diligence (CDD) et de tenue de registres.

Dans ce contexte, la crédibilité d’un prestataire de services financiers repose avant tout sur sa capacité à se conformer à ces exigences et à démontrer, preuves à l’appui, la solidité de ses procédures internes.

Les mentions dans les dossiers Epstein, ce serait sans nul doute l’absence de constat réglementaire à ce stade.

La mention d’un nom ou d’une entité dans des documents associés aux dossiers Epstein ne constituerait ni une preuve de manquement réglementaire ni une infraction avérée.

À ce jour, aucune sanction, enquête formelle ou communication publique de la FSC ou de la FIU n’a établi que la compagnie citée aurait enfreint les lois mauriciennes ou manqué à ses obligations en matière de conformité.