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Keshinee: Le 15/07/2026 à 08:17 | MAJ à 15/07/2026 à 08:19
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Publié : Le 15/07/2026 à 08:17 | MAJ à 15/07/2026 à 08:19
Par : Dooshina Appigadu

Les Chagossiens sont une nouvelle fois devant la justice britannique. Ce mercredi 15 juillet, la Cour d’appel du Territoire britannique de l’océan Indien (British Indian Ocean Territory – BIOT) examine le recours déposé par le commissaire du territoire contre une décision rendue le 31 mars dernier en faveur de quatre Chagossiens.

Cette affaire porte sur le droit de résidence dans l’archipel des Chagos. Les quatre requérants contestent les mesures qui leur interdisent de vivre sur les îles de leurs ancêtres.

En mars dernier, la Cour suprême du BIOT leur avait donné raison en annulant certaines dispositions empêchant toute résidence permanente dans l’archipel ainsi que les ordres d’expulsion les visant. Le gouvernement britannique a toutefois décidé de faire appel de cette décision.

Cette nouvelle audience s’inscrit dans un dossier vieux de plusieurs décennies. Entre 1967 et 1973, les habitants des Chagos avaient été déplacés de force vers Maurice et les Seychelles afin de permettre l’installation de la base militaire américano-britannique sur Diego Garcia. Depuis, plusieurs générations de Chagossiens réclament la reconnaissance de leurs droits et la possibilité de retourner sur leurs terres d’origine.

L’affaire intervient également alors que le Royaume-Uni et Maurice ont signé un accord prévoyant le transfert de la souveraineté de l’archipel à Maurice, tout en maintenant la base de Diego Garcia sous bail britannique pour une période de 99 ans. Cet accord continue de susciter des réactions contrastées au sein de la communauté chagossienne. Certains y voient une avancée vers l’achèvement du processus de décolonisation, tandis que d’autres souhaitent que les îles demeurent sous souveraineté britannique.

L’organisation Human Rights Watch a annoncé son intervention dans la procédure d’appel. Elle estime que cette affaire soulève d’importantes questions relatives aux droits humains et au droit au retour des populations déplacées.

La décision de la Cour d’appel sera particulièrement attendue. Au-delà du cas des quatre requérants, elle pourrait avoir des conséquences sur les futures demandes de résidence dans l’archipel et sur l’interprétation des droits des Chagossiens. Plus de cinquante ans après leur déplacement forcé, la question du droit au retour demeure au cœur des débats judiciaires, politiques et diplomatiques entourant l’avenir des Chagos.