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Thomas Jadoobur: Le 22/05/2026 à 21:21 | MAJ à 22/05/2026 à 21:23
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Publié : Le 22/05/2026 à 21:21 | MAJ à 22/05/2026 à 21:23

Alors que la République démocratique du Congo (RDC) fait face à une nouvelle flambée d’Ebola, des chercheurs de l’Université d’Oxford travaillent activement sur un vaccin expérimental visant la souche rare Bundibugyo, responsable de l’épidémie actuelle. D’après la presse britannique, ce vaccin pourrait être prêt pour des essais cliniques dans un délai de deux à trois mois si la propagation du virus s’intensifie.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a récemment relevé le niveau de risque de cette épidémie à « très élevé » en RDC. Le pays recense déjà plus de 750 cas suspects et au moins 177 décès liés au virus. Bien que l’OMS ait déclaré une urgence de santé publique d’intérêt international, elle souligne qu’il ne s’agit pas d’une pandémie mondiale à ce stade.

Cette flambée inquiète particulièrement les autorités sanitaires car elle est causée par la souche Bundibugyo, une variante beaucoup plus rare du virus Ebola. Apparue pour la première fois en Ouganda en 2007 puis en RDC en 2012, cette souche n’avait plus été détectée depuis plus d’une décennie. Aucun vaccin homologué n’existe actuellement contre cette forme du virus, contrairement à la souche Zaïre pour laquelle des vaccins sont déjà disponibles.

Le vaccin mis au point par Oxford utilise la technologie ChAdOx1, déjà connue pour avoir servi au développement du vaccin AstraZeneca contre la Covid-19. Cette plateforme repose sur un adénovirus modifié provenant du chimpanzé, rendu inoffensif pour l’être humain. Les scientifiques y ont intégré du matériel génétique du virus Bundibugyo afin d’apprendre au système immunitaire à reconnaître et combattre Ebola sans provoquer l’infection.

Des essais sur les animaux sont déjà en cours au Royaume-Uni, tandis que le Serum Institute of India pourrait assurer une production rapide à grande échelle si les résultats se révèlent concluants. Les chercheurs expliquent vouloir anticiper le pire scénario afin d’éviter une propagation régionale plus importante.

Contrairement à la campagne mondiale menée contre la Covid-19, la vaccination contre Ebola se ferait selon la stratégie dite de « vaccination en anneau ». Celle-ci consiste à immuniser prioritairement les cas contacts, leurs proches ainsi que les personnels de santé directement exposés au virus. Une méthode déjà utilisée lors de précédentes épidémies d’Ebola en Afrique.