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Yudhisen Mardaymootoo: Le 24/08/2026 à 16:02 | MAJ à 24/08/2026 à 16:04
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Publié : Le 24/08/2026 à 16:02 | MAJ à 24/08/2026 à 16:04

L’épidémie d’Ebola continue de prendre de l’ampleur en République démocratique du Congo (RDC). Selon les derniers chiffres communiqués par les autorités, 5 515 cas confirmés et 2 642 décès ont désormais été recensés. Cinquante-et-un nouveaux cas ont notamment été détectés dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu.

Déclarée à la mi-mai, cette 17e épidémie d’Ebola en RDC est devenue la plus meurtrière jamais enregistrée dans le pays. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) l’a classée comme urgence de santé publique de portée internationale, son niveau d’alerte le plus élevé.

La situation est d’autant plus préoccupante que le taux de létalité approche désormais les 48 %, contre environ 20 % au début du mois de juin. Près d’une personne infectée sur deux succombe ainsi à la maladie. Quelque 160 professionnels de santé ont également été contaminés et environ 45 sont décédés.

La riposte reste particulièrement difficile dans les régions touchées en raison des conflits armés, des déplacements de populations, des attaques contre le personnel et les infrastructures de santé, ainsi que du manque d’équipements essentiels.

L’épidémie est provoquée par la souche Bundibugyo, plus rare que celle responsable de la majorité des précédentes flambées. Il n’existe actuellement aucun vaccin ni traitement spécifiquement approuvé contre cette souche. L’OMS a toutefois promis 70 000 doses du vaccin Ervebo, utilisé contre Ebola et qui pourrait offrir une certaine protection. Un premier lot de 16 250 doses est arrivé vendredi en RDC.

Face à la progression de l’épidémie, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, estime que les moyens déployés doivent être multipliés par deux ou trois afin d’atteindre toutes les zones affectées.

Au Vatican, dimanche, le pape Léon a lui aussi lancé un appel à la communauté internationale. Il a plaidé pour une mobilisation impliquant directement les communautés locales dans les efforts de prévention afin de sauver le plus grand nombre de vies possible.

L’OMS considère toujours le risque pour la population mondiale comme faible, mais estime qu’il demeure très élevé à l’intérieur de la RDC.