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Keshinee: Le 15/04/2026 à 14:51 | MAJ à 15/04/2026 à 14:53
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IMPORT-EXPORT
Publié : Le 15/04/2026 à 14:51 | MAJ à 15/04/2026 à 14:53
Par : Mariyah Radim

Le déficit commercial se creuse à un rythme préoccupant, révélant les failles persistantes de l’économie mauricienne. Tirées par des importations en hausse et des exportations en recul, les dernières données de Statistics Mauritius mettent en lumière un déséquilibre structurel qui s’accentue, dans un contexte déjà marqué par la pression sur le coût de la vie et le pouvoir d’achat.

En l’espace de quelques semaines, le déficit commercial s’est fortement creusé pour atteindre 16,5 milliards de roupies. Cela représente une hausse de 27,8 % par rapport à janvier 2026 et de 18 % sur un an, illustrant un déséquilibre durable entre importations et exportations.

Cette dérive s’explique principalement par la progression continue des importations, qui s’élèvent à 23,6 milliards de roupies en février 2026. Elles enregistrent une hausse de 9,1 % sur un mois et de 7,2 % sur un an, portées par des secteurs clés. Les machines et équipements de transport grimpent à 5,4 milliards de roupies, les produits chimiques à 2,1 milliards, tandis que les combustibles, avec 5,6 milliards de roupies, confirment le poids de la facture énergétique.

En parallèle, les exportations reculent nettement. Elles tombent à 7,1 milliards de roupies, accusant une baisse de 18,7 % par rapport à janvier et de 11,7 % sur un an, signe d’un ralentissement marqué des performances à l’international.

Les échanges restent néanmoins structurés autour de partenaires majeurs. Les exportations mauriciennes sont principalement orientées vers l’Afrique du Sud, l’Espagne, la France, les États-Unis, le Royaume-Uni et Madagascar. À l’inverse, les importations traduisent une dépendance accrue, dominées par la Chine, suivie des Émirats arabes unis, d’Oman, de l’Inde, de la France et de l’Afrique du Sud.

Dans un contexte déjà marqué par la hausse du coût de la vie, ces indicateurs rappellent une réalité fondamentale : la solidité économique du pays dépend étroitement de sa capacité à produire davantage et à s’imposer sur les marchés extérieurs.