Selon les dernières données de la Banque de Maurice, les flux d’investissements directs étrangers — les IDE — ont atteint Rs 48 milliards en 2025, contre Rs 32,9 milliards en 2024. Cela représente une augmentation remarquable de près de 46 % en un an.
Cette progression est largement tirée par le secteur financier, qui connaît une véritable envolée. Les investissements dans la finance et les assurances sont passés de moins de 1 milliard de roupies en 2024 à plus de Rs 18 milliards en 2025, confirmant l’attractivité de Maurice comme plateforme financière régionale.
Le secteur immobilier demeure également un pilier important, avec plus de 21 milliards de roupies d’investissements, même si ce chiffre est légèrement en baisse par rapport à l’année précédente. Une grande partie de ces fonds est dirigée vers des projets structurés, notamment les Smart Cities et les programmes résidentiels intégrés.
En revanche, certains secteurs sont en difficulté. Le tourisme, en particulier l’hébergement et la restauration, enregistre une chute marquée. Les investissements y passent de 1,29 milliard de roupies en 2024 à seulement 57 millions en 2025.
D’autres secteurs comme l’industrie manufacturière, le commerce ou encore le transport affichent également des baisses, signe d’un recentrage des investissements vers des activités à plus forte valeur ajoutée. À noter toutefois des progressions dans les technologies de l’information et de la communication, ainsi que dans l’énergie et les services professionnels.
Du côté des pays investisseurs, le Royaume-Uni et la France dominent largement. Le Royaume-Uni arrive en tête avec plus de 19 milliards de roupies, suivi de la France avec près de 9 milliards. L’Afrique du Sud, l’Allemagne et les États-Unis complètent ce classement.
Si Maurice confirme son statut de hub financier attractif, ces évolutions mettent aussi en lumière une économie à deux vitesses, avec des défis à relever pour assurer une croissance plus équilibrée.