L’économie mauricienne a montré des signes d’essoufflement au quatrième trimestre 2025. La croissance du produit intérieur brut s’est limitée à 2,7 %, contre 3,3 % au trimestre précédent, selon la dernière mise à jour du rapport de CareEdge Ratings Africa, publiée le jeudi 9 avril.
Dans son analyse intitulée Mauritius Economy Update, l’agence dresse un état des lieux prudent de la conjoncture nationale. Le document souligne un ralentissement progressif de l’activité économique, dans un contexte international encore incertain.
CareEdge Global Ratings met également en avant des perspectives fragilisées pour l’année à venir, appelant à la vigilance face aux défis structurels et aux tensions extérieures susceptibles de peser sur la croissance.
En effet, les investissements ont reculé de 1,8 %, marquant une cinquième baisse consécutive, notamment en raison du coût élevé des emprunts et d’un manque de nouveaux projets. Parallèlement, la consommation des ménages a soutenu l’activité, mais à un rythme plus modéré.
Du côté des secteurs, les services financiers (+5,5 %) et les TIC (+6 %) restent des moteurs clés, tandis que la construction ralentit à 1 % et que l’immobilier perd de la vitesse.
Pour 2026, la croissance est attendue autour de 3 %, mais pourrait chuter à 2,3 % en cas d’aggravation des tensions géopolitiques. Le tourisme montre déjà des signes de ralentissement : après une hausse de 12 % en février, les arrivées n’ont progressé que de 1,3 % en mars.
L’inflation a quant à elle légèrement baissé à 2,7 %, mais reste sous pression en raison de la hausse des prix de l’énergie. Dans ce contexte, Maurice demeure vulnérable aux chocs externes, avec une croissance jugée modeste et des risques orientés à la baisse.