L’inflation repart à la hausse dans plusieurs régions du monde. Après une période d’accalmie, la flambée des prix de l’énergie et des matières premières ravive les tensions sur les prix.
Dans son rapport de juin 2026, la Banque mondiale explique que le conflit au Moyen-Orient a provoqué une hausse du pétrole, du gaz, des engrais et des coûts de transport. Ces augmentations se répercutent progressivement sur les prix payés par les consommateurs.
Les ménages sont directement touchés par la hausse du carburant, de l’électricité et des produits alimentaires. Les entreprises, de leur côté, font face à des coûts plus élevés pour produire, transporter et vendre leurs marchandises.
Cette situation complique la tâche des banques centrales. Elles doivent continuer à lutter contre l’inflation, tout en évitant d’étouffer une croissance mondiale déjà fragile. Maintenir des taux d’intérêt élevés peut aider à contenir les prix, mais cela rend aussi le crédit plus cher pour les ménages, les entreprises et les États.
La Banque mondiale prévoit que l’inflation mondiale pourrait rester élevée en 2026 avant de ralentir en 2027, si les prix de l’énergie se stabilisent. Mais le scénario reste incertain.
En cas d’aggravation du conflit ou de nouvelles perturbations dans l’approvisionnement énergétique, l’inflation pourrait repartir plus fortement. Dans un scénario défavorable, la Banque mondiale estime que la croissance mondiale pourrait chuter à 1,3 % en 2026, tandis que l’inflation atteindrait 4,4 %.
Le message est donc clair : l’inflation reste l’un des principaux risques pour l’économie mondiale.