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Shane: Le 04/06/2026 à 07:51 | MAJ à 04/06/2026 à 07:54
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Publié : Le 04/06/2026 à 07:51 | MAJ à 04/06/2026 à 07:54
Par : Yeshoda Keenoo

L’économie mondiale devrait ralentir davantage en 2026, tandis que les pressions inflationnistes risquent de persister. C’est le principal constat des dernières Perspectives économiques publiées par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

L’organisation a revu ses prévisions de croissance à la baisse et estime que l’économie mondiale devrait enregistrer une croissance de 2,8 % en 2026, contre 3,4 % en 2025, dans un contexte marqué par les tensions commerciales, les incertitudes géopolitiques et le ralentissement de plusieurs grandes économies.

Selon l’OCDE, la multiplication des barrières commerciales, les mesures tarifaires adoptées par certains pays ainsi que les tensions persistantes sur les marchés internationaux continuent de peser sur les perspectives économiques mondiales.

L’organisation prévient également que l’inflation pourrait demeurer plus élevée que prévu dans plusieurs régions du monde. La hausse des coûts du commerce international, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et les tensions géopolitiques au Moyen-Orient risquent d’exercer une pression supplémentaire sur les prix de l’énergie et de certaines matières premières.

L’OCDE souligne qu’un prolongement de ces tensions pourrait freiner davantage les investissements, le commerce mondial et la consommation, tout en compliquant la tâche des banques centrales dans leur lutte contre l’inflation.

Dans un scénario plus pessimiste, marqué par une aggravation des tensions géopolitiques et une nouvelle flambée des prix de l’énergie, la croissance mondiale pourrait ralentir davantage et tomber aux alentours de 2,1 %, avertit l’organisation.

L’OCDE appelle ainsi les gouvernements à éviter toute escalade des tensions commerciales, à renforcer la coopération internationale et à poursuivre les réformes susceptibles de soutenir la productivité, l’investissement et la résilience des économies face aux chocs extérieurs.

Malgré ces perspectives plus prudentes, l’organisation estime que l’innovation, la transition numérique et le développement de l’intelligence artificielle demeurent des moteurs importants de croissance à moyen et long terme.