Le Central Electricity Board (CEB) fait face à une situation énergétique préoccupante, avec une demande ayant atteint 567,9 MW pour une capacité d’environ 560 MW, réduisant fortement la marge de manœuvre. Le contexte est aggravé par des incertitudes sur l’approvisionnement en carburant en raison de la guerre au Moyen-Orient, avec seulement 24 jours de réserve.
Thierry Ramasawmy, responsable de communication du CEB, souligne que la période de 18 h à 21 h est la plus critique. Un système d’alerte a été mis en place pour informer la population. Il appelle à un effort national pour réduire la consommation et dénonce les abus, notamment l’éclairage excessif dans certains bâtiments publics et centres commerciaux.
Thierry Ramasawmy souligne également le coût élevé de production de l’électricité, estimé à 17 roupies par unité dans certains cas, contre un tarif de vente d’environ 4,20 roupies, ce qui engendre des pertes importantes. Les autorités appellent ainsi à une responsabilité collective, tout en insistant sur la nécessité d’accélérer la transition vers les énergies renouvelables, encore limitées à 17 % à Maurice.
Le message est clair : sans une mobilisation immédiate de tous — citoyens, entreprises et institutions — le pays risque de basculer dans une crise énergétique majeure.