La situation bascule dans une spirale guerrière au Moyen-Orient. Pour la deuxième journée consécutive, le ciel du Golfe est déchiré par les frappes américaines et la riposte iranienne. Un embrasement généralisé qui inquiète la communauté internationale.
L’armée américaine ne baisse pas la garde. Après une première salve de 140 frappes la nuit précédente, le Commandement central américain, le CENTCOM, a multiplié les raids cette nuit. Objectif : neutraliser les systèmes de défense aérienne, les radars côtiers et les unités navales iraniennes. Washington martèle son message : garantir la liberté de circulation dans le détroit d'Ormuz, que les forces américaines disent vouloir maintenir ouvert, contrairement aux exigences de Téhéran.
Mais en face, l’Iran contre-attaque. Les Gardiens de la révolution ont revendiqué des tirs de missiles vers plusieurs bases américaines stratégiques : à Bahreïn, au Koweït et jusqu’en Jordanie. À Bahreïn, les sirènes d’alerte ont retenti, poussant les autorités à demander aux populations de se mettre à l’abri. La Jordanie, elle, confirme avoir intercepté quatre missiles iraniens dans son espace aérien.
L'origine de cette déflagration ? Une attaque iranienne contre un navire commercial dans le détroit d'Ormuz, dimanche matin. Téhéran avait alors décrété la fermeture totale du détroit « jusqu’à nouvel ordre ». Un passage par lequel transite une part colossale de l'énergie mondiale.
Face à ce scénario d'escalade, la communauté internationale retient son souffle. Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, exhorte Washington et Téhéran à la plus grande retenue. Il appelle à une reprise urgente des négociations pour éviter que la région ne sombre dans un conflit incontrôlable.
Liberté de navigation contre souveraineté territoriale : le bras de fer ne fait que commencer, et les prochaines heures seront déterminantes pour la stabilité de toute la zone.