Des diplômés qui quittent l’université sans toujours disposer des compétences recherchées par les employeurs. C’est l’un des défis auxquels le gouvernement veut s’attaquer, alors que l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies transforment également le marché du travail.
Pour le ministre de l’Enseignement supérieur, Kaviraj Sukon, il est donc nécessaire de rapprocher davantage les formations universitaires des besoins réels de l’industrie. C’est dans cette optique que le gouvernement mise notamment sur les ‘Micro-Credentials’.
Il s’agit de formations de courte durée, structurées et soumises à une évaluation, qui peuvent être développées conjointement par les universités et les acteurs de l’industrie. L’objectif : permettre aux diplômés d’acquérir des compétences ciblées répondant directement aux attentes du monde professionnel.
Le ministre Kaviraj Sukon rappelle que les ‘Micro-Credentials’ ont été introduits dans la législation en 2025, avant le lancement de six projets pilotes associant universités et industrie.
Une démarche qui commence à porter ses fruits : trois micro-credentials sont déjà enregistrés auprès de la Higher Education Commission (HEC).
Selon le ministre, ce dispositif doit ainsi contribuer à réduire le décalage entre les compétences dont disposent les diplômés et celles recherchées par les employeurs.
Kaviraj Sukon s’exprimait ce jeudi à Ébène, à l’issue du « National Stakeholders Workshop for Promoting Graduate Employability », consacré à une meilleure adéquation entre les formations universitaires et les besoins du marché du travail.