Nouveau développement dans l’affaire impliquant l’homme d’affaires malgache Maminiaina Ravatomanga. La Cour suprême a rejeté sa contestation du refus de sa remise en liberté sous caution, validant ainsi la décision de la Bail and Remand Court de le maintenir en détention.
Dans un jugement rendu le 26 mai, les juges ont estimé qu’aucun élément au dossier ne justifiait une intervention de la Cour suprême pour renverser la décision initiale. Mamy Ravatomanga contestait depuis plusieurs mois le refus de sa demande de libération sous caution, soutenant notamment que les conclusions de la magistrate étaient erronées, que les risques avancés contre lui n’étaient pas suffisamment établis et que son état de santé n’avait pas été pris en considération de manière adéquate.
Les juges ont toutefois conclu que les risques de fuite de la justice, d’ingérence auprès de témoins et de manipulation de preuves demeuraient fondés, particulièrement dans le cadre de l’accusation provisoire d’entente délictueuse.
La Cour a aussi relevé la faiblesse des attaches familiales, financières et professionnelles du milliardaire à Maurice, tout en notant ses liens avec plusieurs juridictions étrangères et l’existence d’avoirs hors du pays.
Sur le volet médical, bien que Mamy Ravatomanga souffre de plusieurs problèmes de santé, dont des antécédents cardiaques et du diabète, la Cour a jugé qu’aucune preuve ne démontrait que les infrastructures carcérales ne pouvaient assurer sa prise en charge médicale.
Détenu à la prison de haute sécurité de Melrose, Mamy Ravatomanga fait face à deux accusations provisoires de blanchiment d’argent ainsi qu’à une accusation d’entente délictueuse.