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Sahil Jeemon: Le 19/03/2026 à 13:02 | MAJ à 19/03/2026 à 13:03
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Publié : Le 19/03/2026 à 13:02 | MAJ à 19/03/2026 à 13:03
Par : La Redaction

La commission d’enquête sur la mort d’Andy Selmour a été marquée, lors de cette deuxième partie d’audience ce mercredi 18 mars, par des révélations préoccupantes mettant en cause le fonctionnement du système carcéral. Entre accusations de négligence, manque de personnel et gestion contestée des incidents, les témoignages soulèvent de sérieuses interrogations sur les responsabilités au sein de la prison de Melrose.

L’officier de santé, en poste depuis 2021, a évoqué un manque criant de personnel, affirmant qu’il lui arrivait de travailler seul malgré la présence théorique de plusieurs collègues. Selon lui, la situation s’est détériorée depuis 2024, notamment en raison d’agressions contre le personnel par certains détenus.

Revenant sur les événements du 9 décembre 2025, il explique qu’Andy Selmour a été amené à l’infirmerie vers 14h30. Un rapport mentionnait alors une chute, mais l’examen médical a révélé une ecchymose à la tête, sans plaie ouverte, et des signes vitaux stables.

Plus tard dans l’après-midi, Selmour est revenu accompagné d’environ 14 détenus. L’officier affirme avoir été menacé par certains d’entre eux, décrivant une situation tendue où un seul officier pénitentiaire tentait de contenir le groupe. Il ajoute que Selmour se montrait agité et refusait d’être examiné, ce qui a conduit à une demande de transfert vers l’hôpital Jeetoo.

Cependant, plusieurs zones d’ombre subsistent. Concernant les soins administrés, l’officier nie avoir injecté un quelconque produit à Selmour. Or, d’autres témoignages évoquent l’administration de deux injections, créant ainsi une contradiction majeure.

Autre point de divergence : l’utilisation d’eau. L’officier soutient avoir simplement donné de l’eau à Selmour pour boire et se rafraîchir, tandis que d’autres témoins affirment qu’il lui aurait versé de l’eau sur la tête.

L'infirmier a également indiqué avoir quitté son poste plus tôt que prévu, se disant en insécurité après avoir été menacé par des détenus. Il affirme avoir alerté sa hiérarchie.

Au fil des témoignages, un constat préoccupant se dessine : dysfonctionnements internes, manque de supervision et responsabilités partagées pourraient avoir contribué à une gestion défaillante de la situation. La commission devra désormais déterminer dans quelle mesure ces manquements ont joué un rôle dans le drame.