Dans un communiqué publié ce mercredi 30 septembre, la Mauritius Police Force défend les conditions dans lesquelles se déroule l’interrogatoire de Pravind Jugnauth. Elle assure que ce dernier et ses avocats ont été informés par écrit des éléments sur lesquels porte l’enquête.
La police rejette l’affirmation selon laquelle Pravind Jugnauth ne disposerait pas de suffisamment de précisions pour comprendre les faits sur lesquels il est interrogé. Dans un communiqué émis ce mercredi 30 septembre, elle indique avoir communiqué à l’intéressé et à son équipe juridique les informations nécessaires concernant l’enquête.
Pravind Jugnauth s’est présenté aux Casernes centrales le mardi 29 septembre pour la poursuite de son interrogatoire. Celui-ci porte sur son implication présumée dans les procédures d’acquisition, l’achat et l’utilisation, par le bureau du Premier ministre, d’équipements et de systèmes que la police qualifie d’illégaux, destinés à l’interception massive de données, au suivi et à la surveillance.
Selon la Mauritius Police Force, les infractions faisant l’objet de l’enquête, la période concernée ainsi que les équipements et systèmes en cause ont été précisés par écrit. La police affirme également avoir exposé les éléments factuels sur lesquels reposent les soupçons concernant son implication.
Les enquêteurs indiquent que des éléments de preuve lui sont présentés au cours de l’interrogatoire et continueront de l’être, selon les besoins de l’enquête, afin de lui permettre d’y répondre.
La police assure par ailleurs que Pravind Jugnauth bénéficie des mêmes droits que tout citoyen mauricien soupçonné d’une infraction pénale. Elle soutient qu’avant d’interroger un suspect, les enquêteurs doivent disposer de motifs raisonnables de suspicion, mais qu’ils ne sont pas tenus de convaincre préalablement celui-ci du bien-fondé de ces motifs.
La Mauritius Police Force réaffirme enfin son engagement en faveur de la transparence, du professionnalisme et du respect de l’État de droit dans les enquêtes en cours.