Sous pression politique et médiatique, le cabinet juridique adopte désormais une stratégie plus conciliante. Dans un communiqué publié mercredi, ENSAFRICA affirme rester « pleinement engagé » en faveur d’une « résolution définitive et équitable » dans cette affaire devenue hautement sensible.
Cette réaction intervient moins de 24 heures après la sortie remarquée du ministre du Travail et des Relations industrielles à l’Assemblée nationale. Reza Uteem avait averti qu’en l’absence d’un accord à l’amiable avec les deux ex-employées dans le délai de 45 jours accordé par l’Equal Opportunities Commission (EOC), il demanderait à l’Attorney General d’envisager la révocation de la licence du cabinet.
Dans son communiqué, ENSAFRICA insiste sur le fait que la procédure de conciliation recommandée par l’EOC est toujours en cours. Le cabinet indique qu’une proposition a déjà été soumise aux représentants des deux anciennes salariées il y a une dizaine de jours et assure vouloir poursuivre les discussions dans le respect du calendrier fixé par la Commission.
Sans répondre frontalement aux accusations de discrimination religieuse évoquées dans le rapport de l’EOC, ENSAFRICA préfère mettre en avant sa culture d’entreprise. Le cabinet affirme compter une soixantaine de collaborateurs issus « de cultures, de croyances et d’horizons différents », évoluant dans un environnement fondé sur « la diversité, l’inclusion et le respect mutuel ».
À travers cette prise de parole, ENSAFRICA cherche visiblement à reprendre la main dans une affaire qui a pris une ampleur nationale. Le cabinet insiste sur « le dialogue et la concertation », estimant que « les questions complexes requièrent avant tout le dialogue ».