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Sahil Jeemon: Le 08/06/2026 à 09:55 | MAJ à 08/06/2026 à 09:59
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Publié : Le 08/06/2026 à 09:55 | MAJ à 08/06/2026 à 09:59

Entre les murs des cellules, la drogue laisse des traces bien visibles. Crises de manque, troubles mentaux et souffrances physiques rythment le quotidien des forces de l’ordre, confrontées à une population de détenus de plus en plus vulnérable à l’addiction.

Derrière les statistiques de criminalité – vols, agressions, violences conjugales ou cambriolages – se cache une réalité préoccupante : un nombre croissant de personnes placées en garde à vue souffrent d’une dépendance aux stupéfiants.

Sueurs froides, tremblements incontrôlables, hallucinations, accès soudains de violence : les manifestations du manque peuvent transformer, en quelques heures, un individu en état de détresse extrême.

La police mauricienne, par la voix de l’ASP Suhail Lidialam, du Police Press and Public Relations Office, explique que lorsqu’un détenu présente des symptômes liés à la drogue ou que son état de santé se dégrade, il est rapidement pris en charge et transféré vers un établissement hospitalier le plus proche dans les plus brefs délais.

L’ASP Suhail Lidialam souligne également que les détenus sous traitement à la méthadone continuent d’y avoir accès sous escorte policière. Les cas de troubles psychiatriques sont, eux, évalués par un Police Medical Officer et peuvent être référés au Brown-Séquard Mental Health Care Centre.

Derrière chaque cellule, il y a parfois bien plus qu’un suspect : un combat quotidien contre la dépendance, la souffrance et l’exclusion.