La tension est montée d’un cran ce lundi 27 avril dans le sud du Liban, où une série de frappes israéliennes ont coûté la vie à quatre personnes et fait 51 blessés, selon les autorités libanaises. Parmi les victimes figurent une femme décédée et plusieurs enfants touchés, d’après le ministère libanais de la Santé, tandis que plusieurs localités ont été ciblées, selon l’agence officielle ANI.
Dans un contexte déjà explosif, l’armée israélienne affirme avoir mené des opérations contre des positions qualifiées d’« infrastructures du Hezbollah », non seulement dans le sud libanais mais également dans la vallée de la Békaa. Elle soutient avoir détruit plus de 50 installations liées au mouvement chiite ces derniers jours, dont un site souterrain utilisé pour des opérations militaires contre Israël.
De son côté, le Hezbollah revendique des attaques contre des forces israéliennes déployées près de la frontière, visant notamment un char Merkava à Kantara et un engin de génie militaire à Bint Jbeil, accusé de démolir des habitations. Sur le plan humanitaire, le bilan s’alourdit : selon un recensement basé sur les chiffres du ministère libanais de la Santé, au moins 40 personnes ont été tuées depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 17 avril, dont 14 victimes enregistrées dimanche seulement.
Malgré cet accord de trêve prolongé récemment sous médiation internationale, les deux camps s’accusent mutuellement de violations répétées. Le climat reste particulièrement tendu autour d’un dispositif de sécurité israélien matérialisé par une « ligne jaune » le long de la frontière, présentée comme une zone tampon défensive.