La chanteuse colombienne Shakira a remporté, ce lundi 18 mai 2026, une importante victoire judiciaire face au fisc espagnol. La Haute Cour nationale d’Espagne a ordonné au Trésor public de rembourser près de 55 millions d’euros — soit environ 50 millions de livres sterling — à l’artiste, estimant que cette somme avait été perçue de manière injustifiée dans le cadre d’un litige fiscal remontant à 2011.
Selon la décision de justice, les autorités fiscales espagnoles n’ont pas réussi à démontrer que Shakira avait passé au moins 183 jours en Espagne cette année-là, seuil minimum exigé pour être considérée comme résidente fiscale du pays. La Cour affirme que la chanteuse n’y aurait séjourné que 163 jours, soit 20 jours de moins que le minimum requis.
Le remboursement comprend environ 24 millions d’euros d’impôts sur le revenu ainsi que près de 25 millions d’euros d’amendes infligées pour ce que l’administration qualifiait à l’époque de « très grave infraction ». Les juges ont cependant estimé que ces sanctions étaient illégales puisque la résidence fiscale de la star n’avait jamais été formellement prouvée.
Dans une déclaration publiée après le verdict, Shakira a dénoncé « huit années de harcèlement public », affirmant avoir subi des campagnes destinées à détruire sa réputation. « Il n’y a jamais eu de fraude », a-t-elle insisté, saluant une décision qui « rétablit enfin la vérité ».
L’administration fiscale espagnole a annoncé son intention de faire appel devant la Cour suprême. Aucun remboursement ne sera effectué avant la décision finale.
Cette affaire s’ajoute à d’autres différends fiscaux ayant opposé la chanteuse aux autorités espagnoles ces dernières années. En 2018, Shakira avait notamment conclu un accord pour éviter un procès dans une autre affaire de fraude fiscale.