Le navire de croisière MV Hondius, au cœur d’une épidémie de hantavirus ayant causé la mort de trois personnes, est arrivé ce dimanche matin au port de Granadilla, à Tenerife, dans les îles Canaries, déclenchant une importante opération sanitaire internationale.
Les autorités espagnoles, en coordination avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ont commencé l’évacuation progressive des 146 passagers et membres d’équipage présents à bord. Les premiers débarquements ont eu lieu sous haute sécurité sanitaire, avec des équipes médicales vêtues de combinaisons de protection et des transferts directs vers l’aéroport.
Selon le ministère espagnol de la Santé, tous les passagers évacués jusqu’à présent sont asymptomatiques. Les ressortissants espagnols ont été les premiers à quitter le navire avant d’être transférés vers un hôpital militaire à Madrid pour une période d’isolement préventif.
L’épidémie est liée au virus des Andes, une forme rare de hantavirus capable de transmission interhumaine limitée. À ce stade, huit cas ont été signalés, dont six confirmés et deux probables, selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).
Le MV Hondius, exploité par la compagnie néerlandaise Oceanwide Expeditions, avait quitté Ushuaia, en Argentine, le 1er avril pour une croisière d’expédition dans l’Atlantique Sud et l’Antarctique. Deux passagers sont morts à bord durant la traversée, tandis qu’une troisième victime a été enregistrée après une évacuation médicale.
Le Royaume-Uni a déjà annoncé que tous les ressortissants britanniques rapatriés seront placés en quarantaine pendant 45 jours à leur retour. Des mesures similaires sont prévues pour plusieurs autres nationalités.
Les autorités sanitaires poursuivent désormais le traçage des contacts dans plusieurs pays, notamment pour retrouver les personnes descendues du navire lors d’escales précédentes, dont l’île de Sainte-Hélène.