Lors de la présentation du Budget 2025/2026, l’année dernière, le gouvernement avait annoncé une révision du Free Tertiary Education Scheme (FTES), réservant désormais la gratuité de l’enseignement supérieur aux étudiants inscrits à plein temps dans les établissements publics. Les étudiants à temps partiel ne sont, eux, plus couverts par le dispositif. Une décision qui avait alors suscité de nombreuses réactions dans le milieu universitaire et parmi les étudiants concernés.
Un an plus tard, quel impact cette réforme a-t-elle eu sur les inscriptions à temps partiel ? Les universités publiques constatent-elles déjà un changement dans les choix des étudiants ?
Le professeur Kavi Khedo, vice-chancelier de l’Université de Maurice, confirme que la modification du dispositif a eu un impact sur les inscriptions à temps partiel. Il constate parallèlement une nette préférence des candidats pour les formations à temps plein.
Même constat du côté de l’Université de Technologie, Mauritius. Son directeur général, le professeur Hemant Chittoo, affirme que la révision du FTES a également eu un effet sur le nombre d’étudiants inscrits à temps partiel. Il souligne néanmoins que cette baisse était déjà en recul depuis plusieurs années.
Le professeur Hemant B. Chittoo attire aussi l’attention sur un facteur démographique et éducatif plus large : la diminution du nombre de jeunes arrivant au terme de leur parcours secondaire.