Les ambitions de Donald Trump ont poussé les dirigeants danois et groenlandais à afficher un front uni sur la scène internationale, reléguant momentanément au second plan le travail mémoriel douloureux entrepris par la puissance de tutelle et l'île arctique.
«Les Groenlandais ont encore beaucoup de griefs à l'égard du Danemark, à qui ils reprochent de ne pas être capable de reconsidérer son passé colonial», note Ulrik Pram Gad, chercheur au Danish Institute for International Studies (DIIS), auprès de l'AFP.
«Mais les pressions exercées par Trump ont incité la grande majorité des forces politiques qui composent le gouvernement de coalition à mettre de côté, pour l'instant, les préparatifs en vue de l'indépendance qui a toujours été un projet à long terme», ajoute-t-il.
Les principaux partis groenlandais souhaitent l'indépendance, mais divergent sur la feuille de route. La pression américaine les a convaincus de former une coalition en mars 2025.