Réussir ses études ne garantit pas encore l'accès aux postes à responsabilités. C'est le constat dressé par les Gender Statistics 2025 de Statistics Mauritius. Si les femmes représentent 57,4 % des étudiants de l'enseignement supérieur, elles n'occupent que 37,2 % des plus hauts postes de la fonction publique. Elles constituent également 43,6 % de la population active, contre 56,4 % pour les hommes.
Pour Jessyca Joyekurun, consultante en ressources humaines, ces écarts restent largement liés à des stéréotypes tenaces. Elle explique que certaines entreprises continuent d'associer les femmes à un risque de maternité ou à des contraintes familiales, ce qui freine leur recrutement ou leur évolution vers les postes de direction.
Jessyca Joyekurun estime qu'il est désormais indispensable de faire évoluer les mentalités. Elle plaide pour des politiques de travail plus flexibles, permettant aux femmes de concilier carrière et vie familiale sans devoir renoncer à l'une ou à l'autre. Selon elle, les entreprises qui accompagnent leurs employées durant les différentes étapes de leur vie familiale en retirent également des bénéfices, notamment en matière de motivation, de fidélisation et de performance.