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Fab: Le 25/02/2026 à 19:15 | MAJ à 25/02/2026 à 19:30
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Publié : Le 25/02/2026 à 19:15 | MAJ à 25/02/2026 à 19:30
Par : Dooshina Appigadu

Le ton monte autour du dossier Chagos.

Le « First Minister » autoproclamé du gouvernement chagossien, Misley Mandarin, a récemment déclaré à la presse britannique qu’il donnait aux États-Unis l’autorisation d’utiliser la base de Diego Garcia pour frapper l’Iran. Une déclaration faite, selon lui, « depuis les îles Chagos », et qui n’a pas tardé à susciter de vives réactions.

Ces propos divisent et inquiètent. Pour le journaliste et observateur Bernard Saminaden, on avance « sur un terrain extrêmement marécageux » avec des déclarations lancées « à gauche et à droite », sans cadre officiel clair. Il rappelle que le Royaume-Uni est signataire du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), un engagement international qui encadre strictement l’usage des installations militaires et interdit notamment l’utilisation de territoires pour le lancement de missiles ou de projectiles dans un contexte de guerre.

Alors que Misley Mandarin donne son feu vert à une éventuelle offensive contre l’Iran, Bernard Saminaden estime que Misley Mandarin devra assumer pleinement la responsabilité de ses propos.

Par ailleurs, le journaliste souligne qu’une bataille judiciaire est déjà en cours devant la Haute Cour de Londres concernant la présence jugée « illégale » de Misley Mandarin et de son groupe sur l’île du Coin, à Peros Banhos.

Bernard Saminaden qualifie les déclarations de Misley Mandarin « d’extrêmement dangereuses ». Selon lui, ces propos risquent de porter gravement préjudice non seulement à l’intéressé, mais aussi aux Chagossiens et à Maurice, alors même que le traité relatif au dossier Chagos n’a pas encore été ratifié.