Présentant le Finance Bill 2026 et l’Economic and Financial Measures Bill 2026 à l’Assemblée nationale, le Premier ministre a souligné que les défis démographiques et les contraintes budgétaires rendent une réforme du système de pension incontournable. Selon lui, le choix n’est pas entre la réforme et le confort, mais entre une adaptation maîtrisée dès aujourd’hui et une crise inévitable demain.
Mais ce discours est loin d’avoir apaisé les critiques.
L’ancien ministre et ancien parlementaire Anil Gayan estime que le gouvernement procède, une fois de plus, à des ajustements qui témoignent, selon lui, d’un manque de préparation. Il rappelle que les députés doivent légiférer dans l’intérêt du pays et non agir comme de simples « rubber stamps » du gouvernement.
Alors que Nando Bodha, du Rassemblement Mauricien, est d’avis que le gouvernement devrait suspendre cette réforme et engager un véritable processus de consultation.
Pour Girish Ramjuttun, responsable de la Commission Transparency, Accountability & Anti-Capture de Linion Moris, le débat autour du Finance Bill sera insuffisant. Selon lui, le Premier ministre a fermé la porte à un débat plus large et à des consultations approfondies sur cette réforme.
Les débats sur le Finance Bill se poursuivront ce vendredi à l’Assemblée nationale.