Le Finance Bill 2026 prévoit un renforcement des contrôles douaniers et fiscaux. À travers plusieurs amendements, le projet de loi propose d'accorder davantage de pouvoirs aux autorités afin de mieux encadrer certaines importations et de lutter contre les irrégularités fiscales, sous réserve de son adoption par le Parlement.
Parmi les mesures proposées figure une nouvelle obligation pour les importateurs de marchandises d'une valeur d'au moins Rs 500 000. Dans ces cas, la Mauritius Revenue Authority (MRA) ou le Directeur général des douanes pourraient exiger des documents permettant de justifier l'origine des fonds utilisés pour financer ces importations. L'objectif est de renforcer la traçabilité des transactions et de soutenir la lutte contre le blanchiment d'argent et les flux financiers illicites.
Le projet de loi prévoit également de nouvelles sanctions concernant le régime de TVA différée. Un importateur qui ne déclarerait pas la TVA conformément aux dispositions prévues pourrait se voir infliger une pénalité de Rs 10 000, en plus des autres mesures prévues par la législation fiscale.
Ces amendements s'inscrivent dans la volonté du gouvernement de moderniser l'administration douanière et de renforcer les mécanismes de contrôle fiscal. Ils visent aussi à améliorer la conformité des opérateurs économiques et à sécuriser davantage les recettes de l'État.
Le Finance Bill devra toutefois franchir l'étape des débats parlementaires avant une éventuelle adoption. Les dispositions proposées pourront encore être amendées par les députés avant leur entrée en vigueur, selon les modalités prévues dans le projet de loi.