À quelques heures de la présentation du Finance Bill à l'Assemblée nationale, plusieurs partis politiques montent au créneau pour dénoncer certaines dispositions du projet de loi, notamment celles portant sur la réforme des pensions. Ils estiment que ces mesures auront des conséquences importantes sur la population et réclament un débat plus approfondi.
Pour Dev Sunassy, de Linion Moris, les changements proposés au système de pension ne devraient pas être examinés dans le cadre du Finance Bill. Selon lui, une réforme d'une telle importance mérite un projet de loi distinct ainsi qu'un débat parlementaire entièrement consacré à cette question.
De son côté, Me Sanjeev Teeluckdharry, leader du Congrès Citoyens Mauriciens, rejette le terme de « réforme ». Il parle plutôt d'une « victimisation » de la population et annonce que son parti est prêt à contester en justice les dispositions relatives aux pensions si elles sont adoptées. Il rappelle qu'à la suite du Finance Bill de l'année dernière, une première contestation constitutionnelle avait déjà été déposée.
Le leader d'En Avant Moris, Patrick Belcourt, dénonce pour sa part ce qu'il qualifie d'« amateurisme ». Il reproche au gouvernement de ne pas être à l'écoute de la population et estime que le projet de loi ne répond pas aux attentes ni aux préoccupations des Mauriciens.