« Il n'y aura pas de changement dans ce que j'ai dit. » C'est la réponse sans équivoque du Premier ministre Navin Ramgoolam, ce mardi à l'Assemblée nationale. Interpellé par le Leader de l'opposition, Joe Lesjongard, sur une éventuelle suspension du Finance Bill face à la menace d'une grève générale, le chef du gouvernement a réaffirmé qu'il ne changerait pas de cap. Une position qui a suscité une vive réaction des syndicats.
Le président du Mauritius Labour Congress (MLC), Haniff Peerun, dénonce l'arrogance du Premier ministre sur un dossier qui concerne des milliers de Mauriciens ayant consacré leur vie au développement du pays.
« Il est dans l'intérêt du gouvernement d'éviter tout point de confrontation avec les syndicats », prévient Narendranath Gopee, négociateur de la Federation of Civil Service and Other Unions (FCSOU).
Pour Ashvin Gudday, négociateur syndical à la General Workers Federation (GWF) et citoyen engagé, la pression est maintenue.
Pour sa part, la secrétaire générale de la Confederation of Private Sector Workers (CTSP), Jane Ragoo, accuse le Premier ministre de rester sourd à la voix du peuple, une attitude qu'elle qualifie de « très grave ».
Quant à Clency Bibi, président de la General Workers Federation (GWF), il dénonce une « incohérence totale » entre les déclarations du premier ministre et du ministre Ashok Subron.
Une chose est claire pour les syndicats : le Premier ministre n'a tiré aucune leçon de la manifestation.