Le Premier ministre et ministre des Finances, Navin Ramgoolam, a défendu le Finance Bill 2026 et l’Economic and Financial Measures (Miscellaneous Provisions) Bill lors de son discours de clôture des débats à l’Assemblée nationale. Selon lui, ces deux textes sont indispensables à la mise en œuvre du Budget 2026-2027 et s’articulent autour de trois priorités : assainir les finances publiques, stimuler la croissance et renforcer la protection sociale.
Navin Ramgoolam a rejeté les critiques selon lesquelles plusieurs mesures budgétaires ne figureraient pas dans les projets de loi. Il a expliqué que la majorité des quelque 500 mesures annoncées peut être appliquée à travers les cadres législatifs et administratifs existants.
Face à l’érosion du pouvoir d’achat, le gouvernement compte notamment s’appuyer sur le projet Purchasing Power Shield. La State Trading Corporation (STC) devrait acheter en gros des produits essentiels afin de les commercialiser avec des marges plafonnées. Une nouvelle législation contre les prix abusifs et un cadre pour les importations parallèles sont également annoncés.
Le Premier ministre a aussi défendu le renforcement de la réglementation dans le secteur financier. Selon lui, « les opérateurs honnêtes n’ont rien à craindre », car ces mesures doivent renforcer la transparence, la conformité et la confiance des investisseurs.
Sur le dossier des pensions, Navin Ramgoolam affirme que le gouvernement cherche à « sauver » le système. L’abandon du means test entraînera un coût additionnel de Rs 6,2 milliards. Cinq comités devront identifier des sources de financement, notamment à travers des économies, la révision de certains projets et la vente d’actifs non stratégiques.
Il a également défendu la taxe sur les produits sucrés, estimant que les maladies liées au diabète représentent un lourd coût pour l’État.
Enfin, Navin Ramgoolam a insisté sur les conséquences des conflits internationaux, de la hausse des prix de l’énergie et des perturbations des chaînes d’approvisionnement sur l’économie mauricienne.