Les prix des carburants continuent de grimper en France, alimentés par la guerre au Moyen-Orient et les tensions sur les marchés. Malgré l’annonce, le 11 mars, d’un déblocage massif de stocks de pétrole par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), le baril de Brent a bondi de 5,7 % jeudi, atteignant 97,19 dollars.
Dans les stations-service, le litre de gazole dépasse désormais 2 euros, tandis que le SP98 et le SP95-E10 s’affichent respectivement à 1,964 euro et 1,871 euro.
D’autres pays ont pris des mesures pour limiter l’impact sur les consommateurs. La Croatie et la Hongrie ont plafonné les prix, tandis que la Thaïlande et la Corée du Sud ont instauré des limites temporaires. De son côté, l’Italie a mis en place un système d’« accises mobiles » afin de compenser partiellement la hausse.
En France, le gouvernement privilégie pour l’instant la modulation des droits d’accise, tout en soulignant les contraintes budgétaires qui limitent les marges de manœuvre.