« Les prix des denrées alimentaires ne cessent d’augmenter. Mais une fois confortablement installé dans son fauteuil ministériel, on affirme soudain qu’il n’existe aucun levier pour les faire baisser… »
C’est par cette formule percutante que le Reform Party a haussé le ton, cet après-midi, lors d’une conférence de presse largement dominée par la question du pouvoir d’achat.
Plusieurs sujets ont été abordés, mais c’est la flambée des prix qui a cristallisé les critiques. Le président du parti, Denys Lamy, est revenu sur le discours-programme de janvier 2025, dans lequel le gouvernement s’était engagé à mettre en place des mesures concrètes pour protéger le pouvoir d’achat des consommateurs. Il rappelle notamment qu’il avait été annoncé que les autorités allaient explorer le potentiel de la State Trading Corporation (STC) afin d’importer certains produits en gros à des prix plus avantageux, dans le but d’en faciliter l’accès aux consommateurs tout en freinant les pressions inflationnistes.
Or, selon Denys Lamy, le ministre du Commerce, Michael Sik Yuen, aurait dû faire le point publiquement sur l’avancement de cette mesure. « La population mérite de savoir où en est ce projet. Est-ce faisable ou pas ? », s’interroge-t-il.
Le président du Reform Party en a également profité pour adresser un message sans détour au ministre du Commerce. Il rappelle que « lepep ena so plim », une allusion claire au bulletin de vote et que les citoyens sauront faire entendre leur voix lors des prochaines législatives.