Aller au contenu principal
Accueil
Leckhna Sewcoomar: Le 23/02/2026 à 11:02 | MAJ à 23/02/2026 à 11:05
Main picture
Publié : Le 23/02/2026 à 11:02 | MAJ à 23/02/2026 à 11:05
Par : Yeshoda Keenoo

Ces derniers jours, faire son marché est devenu un véritable choc pour de nombreux consommateurs. Devant les étals, les regards s’attardent, hésitent. La pomme d’amour grimpe parfois jusqu’à Rs 75 la livre, le chouchou se fait rare, presque introuvable par endroits. Les paniers se remplissent moins vite, les discussions s’animent, l’inquiétude grandit.

Mais derrière ces chiffres, il y a une réalité bien plus profonde : celle de planteurs confrontés à une période particulièrement éprouvante.

Pour comprendre cette flambée des prix, nous avons recueilli les témoignages de plusieurs acteurs du secteur agricole, qui dressent un tableau préoccupant de la situation.

Selon Krit Beeharry, planteur et membre de la plateforme Planteurs des îles, nous traversons actuellement une période dite “off-season”. Une saison creuse marquée par l’incertitude climatique, où beaucoup de planteurs préfèrent réduire leurs cultures pour éviter de lourdes pertes.

De son côté, Kreepalloo Sunghoon, secrétaire général de la Small Planters Association, met en lumière un problème tout aussi alarmant : le manque d’eau. Les plantations souffrent, les sols s’assèchent, les récoltes diminuent. Et selon lui, cette situation pourrait perdurer jusqu’au mois d’avril.

À Triolet, le planteur Hassen Auleear parle avec franchise des effets des variations climatiques sur ses cultures. Trop de chaleur, pas assez de pluie : les plantes peinent à survivre. Il évoque aussi un autre défi, plus silencieux mais tout aussi crucial : le manque de main-d’œuvre. Peu de jeunes se tournent vers ce métier exigeant, laissant les champs entre les mains d’une génération qui s’épuise.

Pour sa part, la jeune planteuse Ashi Purmessur insiste sur le manque de pluie qui fragilise les récoltes. Elle estime qu’il est urgent d’investir dans des alternatives et des techniques agricoles capables de rendre les cultures plus résistantes face aux aléas climatiques. Pour elle, l’avenir de l’agriculture passe par l’adaptation et l’innovation.

Dans l’attente de jours meilleurs, les familles sont contraintes de faire face à une offre limitée et à des prix qui grimpent. De l’autre, des planteurs qui se battent quotidiennement contre la chaleur accablante, le manque d’eau et la rareté de main-d’œuvre.