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Sahil Jeemon: Le 15/08/2026 à 12:07 | MAJ à 15/08/2026 à 12:09
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Publié : Le 15/08/2026 à 12:07 | MAJ à 15/08/2026 à 12:09
Par : Vanessa Mathews Saramandif

Coup dur pour Emmanuel Macron. C'est le constat unanime dressé par The Guardian et Politico Europe après la décision du Conseil constitutionnel qui a retoqué, ce vendredi 14 août, l'interdiction des réseaux sociaux pour les adolescents de moins de 15 ans. Une douche froide pour l'exécutif, d'autant que cette mesure intervenait alors qu'un vent de restrictions souffle à travers le monde, emboîtant le pas aux initiatives pionnières de l'Australie pour prémunir les plus jeunes contre les dérives de ces plateformes, analyse le quotidien britannique.

Pourtant, après des semaines de tergiversations estivales documentées par Politico, le Parlement avait validé le texte de haute lutte le 21 juillet dernier. CNN rappelle d'ailleurs que les députés s'étaient prononcés à une écrasante majorité en faveur de ce projet de loi. Programmée pour le 1er septembre, cette législation aurait érigé l'Hexagone en pionnier européen du bannissement des réseaux sociaux pour les mineurs, dans un contexte d'inquiétude croissante autour de leur santé mentale, note la BBC.

Mais c'était sans compter sur la plus haute juridiction française. Saisie par la gauche et La France insoumise, celle-ci a estimé que le dispositif portait "une atteinte disproportionnée" à la liberté d'expression. S'il valide l'objectif louable de protéger les enfants, le Conseil pointe du doigt une interdiction beaucoup trop large, visant des services en ligne dont la dangerosité n'est pas formellement avérée.

Autre écueil souligné par CNN et le communiqué des Sages : le casse-tête de la vie privée. Le texte imposait de fait à chaque internaute, y compris aux majeurs, de certifier son identité et son âge pour se connecter, créant une faille juridique intolérable. Une déconvenue de taille pour le chef de l'État, qui s'était fait le VRP acharné de cette mesure tant sur le plan national qu'européen, relève El País, alors même que ces questions de régulation s'imposent d'urgence au sommet de l'agenda de l'Union européenne.