La Journée internationale de la gastronomie est célébrée ce 13 avril 2026 à travers le monde. Bien au-delà de l’art culinaire, elle met en avant un levier culturel, social et économique. À Maurice, l’événement intervient dans un contexte où les produits locaux gagnent en visibilité, tandis que la cuisine durable et les expériences authentiques séduisent une clientèle plus exigeante.
Après plusieurs défis économiques, les secteurs de la restauration et de l’hôtellerie misent sur l’innovation et le « made in local ». Chefs, hôtels, restaurateurs et vendeurs de « streetfood » valorisent ainsi la richesse et la diversité de la cuisine mauricienne, véritable marqueur identitaire et moteur de développement.
Pour Cheffe Annabelle Mootoosamy, Training Officer à l’école hôtelière Sir Gaëtan Duval (MITD EHSGD), la gastronomie mauricienne repose sur une fusion d’influences ancestrales. Elle souligne l’importance de la formation culinaire, le rôle de la « streetfood » dans l’identité locale et la nécessité de valoriser davantage les produits mauriciens tout en réduisant les importations.
La diététicienne Lavanya Sunassy-Pather affirme qu’il est possible de concilier cuisine gastronomique et équilibre nutritionnel. Elle encourage à privilégier des aliments bénéfiques pour la santé tout en conservant le plaisir culinaire.
Sur le plan touristique, Michael Jean Louis, Senior Adviser au ministère du Tourisme, affirme que la diversité culinaire représente un atout majeur de Maurice. De nombreux visiteurs viennent découvrir une cuisine métissée, tandis que la demande pour les plats locaux continue d’augmenter, confirmant l’unicité du parcours gastronomique mauricien.