À Gaza Strip, les conversations débutent souvent de la même manière : par le récit des bombardements qui se poursuivent sans répit. Mercredi 22 avril au soir, une frappe aérienne israélienne a touché le nord du territoire, faisant cinq morts, dont trois enfants, selon la défense civile locale.
L’attaque aurait visé un groupe de civils près de la mosquée Al-Qassam, à Beit Lahia. L’agence de secours, placée sous l’autorité du Hamas, confirme un nouveau drame impliquant des civils, dans un contexte de violences répétées.
Sur le terrain, les conditions de vie se dégradent davantage. Les habitants dénoncent la hausse vertigineuse des prix des produits alimentaires et la raréfaction de l’eau potable, devenue un luxe pour beaucoup de familles.
Dans la ville de Gaza, le quotidien est marqué par une atmosphère lourde. Salma Altaweel décrit une odeur persistante dans les rues, liée à l’accumulation des déchets, qui favorise la propagation de maladies. Elle évoque aussi la peur constante provoquée par les rongeurs qui circulent parmi les ruines des immeubles détruits, jusque tout près de son domicile.
Les déplacements sont devenus extrêmement compliqués. Les débris des bâtiments bombardés bloquent encore de nombreuses routes, limitant les mouvements des habitants. Malgré les annonces de cessez-le-feu, la population dit vivre dans une incertitude totale, sans savoir ce que l’avenir réserve.
Pour les acteurs humanitaires, la situation reste critique. La responsable de Handicap International pour la Palestine estime que Gaza est progressivement sortie du champ de l’attention internationale, alors que les violences persistent sur place.