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Yudhisen Mardaymootoo: Le 15/05/2026 à 11:24 | MAJ à 15/05/2026 à 11:25
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Publié : Le 15/05/2026 à 11:24 | MAJ à 15/05/2026 à 11:25
Par : Vanessa Mathews Saramandif

En Iran, des médias proches des Gardiens de la Révolution appellent à une nouvelle stratégie économique et géopolitique : imposer des redevances sur les câbles sous-marins à fibre optique qui traversent le détroit d’Ormuz, l’un des couloirs numériques et énergétiques les plus sensibles au monde.

Selon ces sources, relayées notamment par des agences affiliées au Corps des Gardiens de la Révolution islamique, l’objectif serait de faire payer un droit de transit aux consortiums internationaux qui exploitent ces infrastructures. Une telle mesure pourrait, selon certaines estimations évoquées dans le débat, générer des revenus colossaux pour l’État iranien.

Au-delà de l’aspect financier, certains responsables et analystes iraniens avancent une vision plus large : celle d’un contrôle accru sur les flux de données mondiaux transitant par cette zone stratégique. Les réseaux concernés relient en effet l’Asie, l’Europe et le Moyen-Orient et transportent une part essentielle du trafic internet global.

Ces propositions vont encore plus loin, évoquant la possibilité d’imposer des obligations réglementaires à de grands acteurs technologiques internationaux, voire de surveiller le passage des données numériques. Une perspective qui suscite déjà de fortes interrogations sur le plan juridique et diplomatique.

Cependant, le droit international encadrant les détroits maritimes et les infrastructures sous-marines limite fortement toute tentative de contrôle unilatéral. Les conventions en vigueur garantissent en principe la liberté de transit des communications internationales, rendant ces ambitions difficiles à appliquer.