À Maurice, près de 130 millions de bouteilles en plastique sont produites chaque année, dont moins de la moitié, environ 40 %, sont recyclées. Parallèlement, la quantité globale de déchets ne cesse d’augmenter, atteignant près de 650 000 tonnes en 2023, avec des projections avoisinant les 700 000 tonnes. En ce 22 avril, à l’occasion de la Journée mondiale de la Terre, la gestion des déchets s’impose plus que jamais comme un enjeu central pour l’île, sur fond d’alerte : « Maurice n’est pas une poubelle ».
Ancien stratège mondial chez Greenpeace International et fervent défenseur de l’environnement, Sunil Dowarkasing tire la sonnette d’alarme. Selon lui, la gestion des déchets est devenue un problème majeur. Il souligne que le site d’enfouissement de Mare Chicose a atteint sa capacité maximale, tandis que le tri des déchets tarde toujours à se généraliser à l’échelle nationale.
L’écologiste insiste également sur l’urgence d’agir : « De grands défis nous attendent. Il faut une véritable responsabilité citoyenne, mais aussi des décisions nettes et claires de la part des autorités », affirme Sunil Dowarkasing.
Stéphanie Jacqueline, engagée au sein de l’initiative We Recycle, appelle la population à revoir ses habitudes quotidiennes. Elle déplore en outre le manque d’infrastructures adaptées.