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Yudhisen Mardaymootoo: Le 27/03/2026 à 19:39 | MAJ à 27/03/2026 à 19:40
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Publié : Le 27/03/2026 à 19:39 | MAJ à 27/03/2026 à 19:40
Par : La Redaction

Les conflits armés en cours à travers le monde, notamment au Moyen-Orient, entraînent des conséquences environnementales majeures, suscitant de vives inquiétudes au sein de la communauté internationale. Selon l’Observatoire des conflits et de l’environnement (Ceobs), près de 300 incidents susceptibles de causer des dommages écologiques ont déjà été recensés depuis le début des hostilités le 28 février.

La principale préoccupation concerne la pollution massive générée par les frappes militaires, en particulier celles visant les infrastructures pétrolières et gazières. Ces attaques provoquent des incendies libérant d’importantes quantités de gaz toxiques, dont le dioxyde de carbone, le soufre et l’azote, avec des effets potentiellement durables sur la santé humaine et les écosystèmes.

À Téhéran, des frappes ayant touché des dépôts de carburant ont entraîné des nuages de fumée et des « pluies noires », exposant des millions de personnes à des risques sanitaires accrus, notamment les populations vulnérables. Par ailleurs, la destruction d’installations militaires et les menaces sur des sites nucléaires font craindre des contaminations toxiques, voire radiologiques.

Les sols et les ressources en eau ne sont pas épargnés. L’utilisation de substances chimiques pour détruire les terres agricoles illustre une instrumentalisation de l’environnement comme arme de guerre, avec des effets pouvant durer plusieurs décennies.

Enfin, le conflit contribue également au réchauffement climatique. Une estimation évoque déjà 5 millions de tonnes de CO₂ émises en seulement quinze jours, équivalant aux émissions annuelles d’un pays comme l’Islande. Face à cette situation, les experts appellent à renforcer les cadres juridiques internationaux afin de mieux sanctionner les atteintes environnementales en temps de guerre.