Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a demandé mardi au président américain Donald Trump et à l’Iran de s’accorder sur une trêve de deux semaines, pour laisser le temps à des négociations de paix de s’engager. Un responsable iranien a fait savoir à l’agence Reuters que Téhéran étudiait cette proposition « de manière positive ».
Ce plan, élaboré au fil d’échanges intensifs durant la nuit, prévoit un arrêt immédiat des combats suivi de discussions pour parvenir à un accord de paix durable, dans un délai de 15 à 20 jours. Le chef de l’armée pakistanaise a été en contact toute la nuit avec le vice-président américain JD Vance, l’envoyé spécial Steve Witkoff et le ministre iranien des Affaires étrangères.
Mais l’Iran a rejeté l’idée d’un simple cessez-le-feu temporaire. Téhéran exige une fin définitive de la guerre, ainsi que la levée des sanctions américaines et l’arrêt de tous les conflits dans la région.
L’Iran a été clair sur un point : le détroit d’Ormuz restera fermé tant que la guerre ne sera pas totalement et définitivement terminée.
Sur le terrain, les frappes se poursuivent. Lundi, des attaques américano-israéliennes ont tué plus de 25 personnes en Iran et visé des infrastructures énergétiques. L’Iran a riposté avec des missiles sur Israël et plusieurs pays du Golfe.
Trump a fixé un ultimatum : si l’Iran ne rouvre pas le détroit d’Ormuz — par lequel transite un cinquième du pétrole et du gaz mondial — il promet des frappes massives sur les infrastructures iraniennes. Ce délai a déjà été repoussé à plusieurs reprises par le président américain.