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Keshinee: Le 07/05/2026 à 14:18 | MAJ à 07/05/2026 à 14:30
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Hantavirus
Publié : Le 07/05/2026 à 14:18 | MAJ à 07/05/2026 à 14:30
Par : Dooshina Appigadu

Une inquiétante épidémie de hantavirus secoue actuellement le navire d’expédition MV Hondius, au large de l’Atlantique, après la mort de trois passagers et plusieurs cas suspects recensés parmi les voyageurs et membres d’équipage. Les autorités sanitaires internationales tentent désormais de retracer l’origine de la contamination, tandis que de nouveaux cas émergent en Europe.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plusieurs passagers ayant voyagé à bord de ce bateau parti d’Ushuaia, en Argentine, ont développé des symptômes compatibles avec le hantavirus, une maladie rare mais potentiellement mortelle transmise principalement par les rongeurs. Un cas a récemment été confirmé en Suisse, où un passager a consulté un médecin à Zurich après avoir été alerté par la compagnie maritime.

Le bilan provisoire fait état de trois décès, dont un couple néerlandais et une ressortissante allemande. D’autres passagers ont été évacués vers les Pays-Bas, l’Afrique du Sud ou encore la Suisse pour recevoir des soins spécialisés.

Les experts soupçonnent fortement la souche « Andes » du hantavirus, particulièrement préoccupante car elle est l’une des rares variantes capables de transmission interhumaine. Cette souche circule principalement en Argentine et au Chili. Les investigations se concentrent notamment sur un couple néerlandais qui aurait pu être contaminé lors d’une excursion ornithologique dans une décharge en Argentine, avant l’embarquement.

À bord du MV Hondius, environ 150 personnes sont concernées par les opérations de suivi sanitaire. Les autorités internationales ont lancé une vaste campagne de traçage des contacts afin d’identifier les voyageurs potentiellement exposés. Certains passagers ayant quitté le navire avant l’apparition des premiers décès font également l’objet d’une surveillance dans plusieurs pays européens.

Le hantavirus provoque généralement des symptômes grippaux — fièvre, douleurs musculaires, fatigue — avant d’évoluer, dans les cas sévères, vers une détresse respiratoire aiguë. Le taux de mortalité peut dépasser 30 % pour certaines souches. Aucun traitement spécifique ni vaccin n’existent actuellement.

Malgré la gravité de la situation, l’OMS insiste sur le fait que le risque pour la population mondiale demeure faible. Les autorités sanitaires soulignent que la transmission entre humains reste exceptionnelle et nécessite des contacts étroits et prolongés. 

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