À l’occasion de la Journée de la non-violence éducative, célébrée ce 30 avril, la question du harcèlement scolaire refait surface avec une acuité particulière. Les chiffres témoignent d’une tendance préoccupante : 158 cas de bullying ont été recensés en 2025, tandis que pour les trois premiers mois de 2026, déjà 15 cas ont été signalés. Selon les observateurs, ces chiffres ne représenteraient toutefois qu’une partie des situations réelles. Face à cette réalité, la question demeure : que faire pour enrayer ce phénomène ?
Deux nouveaux cas de violence scolaire ont été rapportés la semaine dernière, dont un à St Pierre et un autre où un collégien a été violemment agressé au point de perdre connaissance, nécessitant une prise en charge d’urgence par le SAMU. Ces incidents choquent profondément les victimes et leurs parents.
Pour la psychothérapeute Christiane Valery, la violence observée chez les jeunes trouve souvent ses racines dans leur environnement. « La violence est déjà présente à l’intérieur de nous. Si un enfant grandit dans un milieu violent, son cerveau intègre et reproduit ces schémas », explique-t-elle.
Christiane Valery insiste sur l’importance de l’écoute active de l’enfant afin de développer ses compétences sociales et émotionnelles. Elle évoque également des approches thérapeutiques familiales ainsi que des pratiques visant à réduire le stress, telles que le yoga ou le tai-chi.
Du côté des autorités, le ministre de l’Éducation, Mahend Gungapersad, a réaffirmé une politique de tolérance zéro et un encadrement psychologique pour les agresseurs.
À l’heure où l’école est censée rester un lieu d’apprentissage et de sécurité, le défi reste entier : restaurer un climat de confiance et de respect pour les élèves.