Aller au contenu principal
Accueil
Keshinee: Le 15/04/2026 à 08:31 | MAJ à 15/04/2026 à 08:41
Main picture
MEDICAMENTS
Publié : Le 15/04/2026 à 08:31 | MAJ à 15/04/2026 à 08:41
Par : Yeshoda Keenoo

Alors que les tensions persistent au Moyen-Orient, leurs répercussions commencent à se faire sentir bien au-delà de la région. À Maurice, une question se pose désormais : faut-il s’inquiéter pour le prix et la disponibilité des médicaments ?

À des milliers de kilomètres, ces tensions perturbent les chaînes d’approvisionnement mondiales, notamment à travers la hausse du coût du fret et les retards logistiques. Une situation qui peut impacter directement un pays comme Maurice, fortement dépendant des importations pharmaceutiques, principalement en provenance d’Inde, d’Afrique du Sud et d’Australie.

Mais si l’approvisionnement devait rester stable, la pression pourrait-elle davantage se faire ressentir sur les prix des médicaments ?

Du côté du public, le constat est préoccupant. Certains évoquent déjà des difficultés à obtenir certains médicaments ou doivent se tourner vers des alternatives, parfois moins adaptées à leur traitement.

Pour Siddick Khodabaccus, président de l’association des petits et moyens importateurs de médicaments, plusieurs facteurs expliquent cette situation, notamment la hausse du coût des matières premières, estimée entre 30 et 40 %, ainsi que l’augmentation des coûts liés au transport et aux matériaux dérivés du pétrole. Il évoque également le recours à l’importation parallèle comme une piste pour atténuer l’impact sur les prix.

Du côté des autorités, le discours se veut rassurant. Selon Waheeda Gopee, Acting Director Pharmaceutical Services au ministère de la Santé, il n’y a pas de pénurie majeure de médicaments sur le marché local à ce stade. Toutefois, elle reconnaît que la hausse des coûts du fret commence à se répercuter sur les prix de certains produits.

Dans ce contexte, si l’accès aux médicaments reste globalement assuré à Maurice, la situation internationale pourrait continuer à exercer une pression sur les prix, posant ainsi la question du coût des soins pour les consommateurs.