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Shane: Le 31/05/2026 à 17:39 | MAJ à 31/05/2026 à 17:45
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Publié : Le 31/05/2026 à 17:39 | MAJ à 31/05/2026 à 17:45
Par : Dooshina Appigadu

La situation au sein du ministère de la Santé atteint un point de rupture. Des mois, voire des années après leur prestation, des employés du secteur attendent toujours d'être rémunérés pour leurs heures supplémentaires. Les syndicats, excédés, redoublent d'alertes — sans réponse à la hauteur de la crise.

Parmi les voix qui s'élèvent, celle de la Government Services Employees Association (GSEA). Son secrétaire général, Gheerishsingh Gopaul, dénonce une inertie institutionnelle qui n'a que trop duré, malgré de multiples correspondances adressées aux autorités compétentes.

S'appuyant sur les principes fondamentaux de l'Organisation internationale du travail (OIT), Gheerishsingh Gopaul rappelle une règle pourtant élémentaire : tout travail accompli doit être rétribué à sa juste valeur. « Equal pay for equal work », martèle-t-il.

Car c'est bien là, selon lui, le cœur du problème : le personnel soignant et de soutien continue d'assumer des charges considérables — sacrifices, heures additionnelles, pression quotidienne — sans percevoir la compensation qui lui est légalement due.

Au-delà des arriérés de paiement, le syndicaliste pointe également les lacunes criantes en matière de recrutement. Plusieurs catégories de personnel sont sous-représentées ou absentes, notamment les Transport Service Facilitators, les chauffeurs d'ambulance, les techniciens en pharmacie, ou encore les Linen Attendants et Linen Health Officers.

Faute d'effectifs suffisants, ceux qui sont en poste se retrouvent contraints d'assumer des tâches qui ne relèvent pas de leur fiche de poste, et ce, sans rémunération supplémentaire. Une pression que Gheerishsingh Gopaul qualifie d'inacceptable.

Face à l'accumulation du backlog d'heures impayées, la GSEA a transmis une nouvelle correspondance au ministère de la Santé, exigeant que les fonds nécessaires soient dégagés sans délai pour payer les arriérés.

L'association syndicale formule également une double revendication : le règlement intégral des heures supplémentaires dues, et le lancement immédiat de campagnes de recrutement afin de garantir un service médical et hospitalier de qualité pour les Mauriciens.