La Cour suprême a condamné Rick Marcelin à 24 ans de servitude pénale pour avoir tué Nikesh Sapiny à coups de marteau en octobre 2019 à Valetta.
L’accusé, âgé de 23 ans au moment des faits, a plaidé coupable d’homicide volontaire. Le drame s’est produit sur un chantier, à la suite d’une violente altercation liée à une dette de Rs 5,000, elle-même associée à un trafic de drogues synthétiques.
Selon les faits retenus par la Cour, Marcelin a porté un coup violent à la tête de la victime avec un marteau, provoquant des blessures mortelles. Après l’agression, il n’a porté aucun secours à la victime. Pire, il a tenté d’entraver la découverte des faits en bloquant l’accès au lieu et en dissimulant l’arme, avant de voler Rs 50 dans la voiture de la victime.
Dans son jugement, la juge Mehdi. S. Manrakhan souligne la gravité extrême de l’acte, notamment l’usage d’une arme contre une partie vulnérable du corps et le contexte lié à la drogue. Elle met également en avant le comportement de l’accusé après les faits, qualifié de révélateur d’une volonté d’échapper à la justice.
La Cour a toutefois pris en considération plusieurs éléments atténuants : le plaidoyer de culpabilité, le jeune âge de l’accusé, ainsi que ses troubles psychiatriques, dont une schizophrénie diagnostiquée. Mais le juge insiste : ces éléments ne peuvent justifier ni excuser un acte aussi violent.
Autre élément déterminant : le passé judiciaire de Marcelin. Déjà condamné à plusieurs reprises, il avait même commis de nouvelles infractions alors qu’il était en liberté sous caution dans cette affaire. Un comportement que la Cour considère comme un mépris manifeste de la loi.
Partant d’une peine initiale de 36 ans, la Cour a appliqué une réduction d’un tiers en raison du plaidoyer de culpabilité, aboutissant à une peine finale de 24 ans de prison.
Ce jugement envoie un signal clair : les crimes violents, même commis dans un contexte de troubles mentaux, appellent des sanctions sévères lorsque la sécurité publique est en jeu